Deux chercheurs canadiens ont mené plusieurs études sur le sujet du perfectionnisme (25’000 participants). Ils disent : « Le perfectionnisme, c’est une quête d’absolu et une exigence de perfection chez soi et chez les autres… Si le perfectionnisme a augmenté, c’est en partie dû à la concurrence féroce qui caractérise le monde dans lequel nous vivons, alors qu’on attache une importance excessive à la position sociale et à la performance, et où les gagnants et les intérêts égoïstes sont mis en avant… Cette épidémie de perfectionnisme dans nos sociétés occidentales contemporaines pose de sérieux problèmes, mortels parfois. »[1]

Es-tu un perfectionniste ?

Peut-être que tu fais partie de ceux qui pensent que ton travail doit être parfait, sinon il ne vaut rien. Tu es dans la philosophie du « tout ou rien ». Tu aimerais exceller dans tout ce que tu fais. Si tu penses que ta valeur dépend de tes succès, que tu te juges toi-même très sévèrement et que tu n’acceptes pas la critique, il y a bien des chances que tu sois un(e) perfectionniste. Dans ce cas, il est aussi possible que tu aies des sentiments d’insatisfaction et d’anxiété, une peur du lendemain et de l’échec.

Changer de système de valeur

Le système de valeur des perfectionnistes est basé sur l’accomplissement et la réussite de ce que nous faisons. Dans ce cas, nous percevons notre valeur en tant qu’individu en fonction de la manière dont nous atteignons nos buts. Si nous y arrivons, nous avons de la valeur, sinon nous sommes un(e) loser. Et comme nos buts et nos exigences sont élevés, il y a bien des chances que nous n’y parvenions pas, ou incomplètement. La Bible démontre que ce mode de fonctionnement est faux.

Le mythe de la perfection

Atteindre la perfection par nos efforts est un but inatteignable. Nous devons accepter que l’imperfection, les fautes et l’échec sont liés à notre nature humaine. La Bible nous montre que nous ne sommes pas infaillibles, mais que nous sommes tous des pécheurs (pécher veut dire : manquer le but, faire fausse route, commettre une faute). Tous nos efforts, le plus grand investissement personnel, ne nous amèneront jamais à la perfection. Dieu nous invite à changer notre système de valeur. Nous ne devons plus nous concentrer sur ce que nous pouvons faire, mais sur ce que Dieu a fait pour nous.

L’antidote : un amour sans conditions

L’étude citée en introduction dit aussi qu’il semble que l’amour inconditionnel, celui qui ne valorise pas quelqu’un sur la seule base de sa performance, soit le meilleur antidote au perfectionnisme. L’amour de Dieu pour toi est inconditionnel, il ne dépend pas de ce que tu es, ni de ce que tu fais. Pour profiter de cet amour, il faut l’accepter et croire le message de l’évangile. Alors tu sentiras que tu as de la valeur à ses yeux et qu’il t’aime, indépendamment de tes réussites et de tes performances.

[1] “Une épidémie de perfectionnisme s’abat sur les jeunes” – Simon Sherry, Martin M. Smith

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